L’événement du jour

Après un séjour personnel de déconnexion totale passé dans le nord nord nord de la Suède, nous étions de retour à Paris. Ce soir, nous allions voir le ballet contemporain Tree of codes à l’opéra Garnier ancré dans la scénographie d’Olafur Eliasson, artiste contemporain danois. Cet été, nous avions raté ses œuvres temporairement exposées à Versailles -et bien que l’artiste soit connu et reconnu- nous n’étions pas sures d’imaginer d’emblée le décor.

« Les œuvres de couleurs, simples, pures, éclatantes n’ont pas toujours sur nous l’effet déstabilisant que peut provoquer une composition sobre, réfléchie, nuancée ».
C’était l’une de nos phrases et c’était dit sans compter les quelques jours passés au-delà du cercle polaire où il est courant de lever les yeux vers un ciel mauve éclatant où les arbres scintillent et où les sols enneigés revêtent des tons fluorescents. Olafur Eliasson n’usurpe pas la nature en lui prêtant des couleurs qu’elle n’a pas mais il partage avec nous des teintes solaires ou lunaires auxquelles nous ne sommes pas forcément acclimatées.

Les chorégraphies fluides de Wayne McGregor et les fortes compositions musicales de Jamie xx sont réalisées sur-mesure pour cet écrin, à moins que ce ne soit l’inverse? Certains y ont vu un vitrail vivant, certains ont retenu surtout les jeux de miroirs. Mais nous, pendant les quelques secondes qui ont suivi la fin de la représentation, nous nous demandions si elle n’était pas ici, l’aurore boréale qu’il ne nous a pas été donné de voir là-bas.

Vous trouverez toutes les informations sur le ballet ici, un aperçu en vidéo ici.

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