L’article du jour

L’article du jour – en anglais – pose la question sans détour : « Les musées doivent-ils avoir vocation à recréer le passé ? ». Les nouvelles techniques telle que l’impression 3D permettent aujourd’hui de recréer des objets et monuments anciens. Au moment même ou l’Etat islamique efface des cités entières issues de l’héritage culturel du Moyen-Orient, nous sommes les témoins de l’évolution des méthodes digitales qui ont le potentiel de reproduire ces structures, ces temples et ces mosquées. Il n’a jamais été aussi facile – d’un certain point de vue – de sauvegarder notre culture pour la montrer aux générations futures.

Bien que la technologie digitale soit émergente, la question est ancienne. L’enjeu est la substitution d’un patrimoine reconstruit au patrimoine détruit. La question que nous nous posons ensuite se différencie du débat politique « faut-il reconstruire Palmyre ? ». Nous allons jusqu’à nous demander s’il convient de rendre leur bras ou leur nez à chaque sculpture qui en serait démunie et qui serait présentée lors d’un accrochage muséal ?

Nous savons toutefois que la tendance, en conservation-restauration des œuvres d’art exposées dans les musées, ne conduit pas à une reconstruction de l’œuvre mais à une préservation des parties qui subsistent.

Aussi, la destruction est un thème récurrent source d’inspirations et de réponses artistiques. Il se pourrait que cette discussion soit elle-même l’origine d’une argumentation par l’intermédiaire de l’art et ses productions. Deux expositions sont, à ce titre, mentionnées comme pistes de réflexions « The missing : Rebuilding the past » (Jessica Carlisle Gallery) et « A world of fragile parts » (Biennale de Venise – V&A Museum London).

Vous trouverez l’article du jour ici.
Les projets des deux expositions en question sont expliqués sur ces sites, ici, et ici.

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