La chance du jour

Ce 13 juin, nous avions la chance d’être conviées à la présentation des œuvres de Mathieu Bonardet, en sa présence. Nous avons découvert un artiste fasciné par son medium de prédilection, le graphite, qui se décline tout en intensité et en contraire. Par définition volatile, le graphite est désormais fixé, ses aspects les plus denses jouent avec la lumière.

Car ces dessins ont une qualité improbable ; au plus la couche de graphite est épaisse, le papier apparaît noir, au plus la réflexion de la lumière y trouve un sens, et le support apparaît miroitant, blanc.

Coup de cœur pour un même dessin transcrit sur trois supports différemment inclinés, la recherche propose une rupture de la ligne d’horizon. Dans cette série « replis », l’idée du glissement est récurrente, elle peut se projeter jusqu’à un effondrement.

Ces « replis » sont interprétés par certains comme des « jaillissements », mais l’artiste a pris soin de les encadrer pour ne pas laisser ses dessins éclabousser ce lieu de prestige qu’est la galerie Gradiva. Certaines œuvres sont dès lors cerclées – par une ligne métallique ou par un cadre « graphité ».

Vous trouverez le site internet de Mathieu Bonardet, artiste franco-belge, ici.
Les informations relatives à l’exposition « replis » sont ici.

 

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