L’œuvre du jour

Nous adorons l’œuvre d’Eric van Hove présenté au palais Bahia, mais nous l’apprécions peut-être moins de prime abord. Au départ, nous étions surtout intrigué car l’artiste est belge (oui oui), ensuite, car comment une histoire de mécanique devient-elle exposé en tête de l’exposition principale de la biennale. Nous avions à notre disposition le commentaire très complet de Laurent Courtens (de l’Iselp).

Mais très simplement, ce n’est pas une pièce mécanique ou automatique, c’est tout le contraire, c’est un travail humain unique, conscient et délibéré, d’artisans sélectionnés avec passion par l’artiste à travers le Maroc – et pour cette pièce de la biennale, également à travers l’Indonésie. Façonné de métaux, mosaïques, nacres, cuirs, émaux, bois, os, pierres, c’est soufflant. Les œuvres qui lient art et artisanat nous plaisent d’ailleurs très souvent.

Nous avons eu la chance de parcourir le livre qui a vu le jour après la création de V12 Laraki, le premier moteur, dans lequel est dressé le portrait de ces artisans qui, pour certains, sont venus entre temps rejoindre l’atelier Eric van Hove.

Nous ne résistons pas à vous livrer un extrait de la partie rédigée par l’artiste:
« Ce moteur est un cœur, il bat de l’espoir, de l’histoire, de la matière, de l’héritage de ceux qui se sont donnés corps et âme à lui. Et alors qu’il était en chantier, déconstruit, éclaté, éparpillé aux quatre coins du Maroc, on brisa le mien. Il me fallait à présent le reconstruire ; ces deux tâches se confondirent ».

Le site de l’artiste contemporain Eric van Hove est ici.

MKB6-6