La surprise du jour

De notre tour de l’exposition « Qui a peur des femmes photographes? », nous gardons en mémoire les photographies bien-sûr, mais les textes et les cartels ont toutefois particulièrement retenu notre attention;
« L’homme brutal braque un objectif comme une mitrailleuse. La femme, elle, le manie tendrement, après avoir caressé du regard le sujet qu’elle se propose de fixer. Un abîme sépare les deux gestes : la féminité ».

Les phrases qui ponctuent l’exposition sont inspirantes, elles nous introduisent doucement à la semaine qui arrive et à son évènement majeur : Paris Photo! Il est fait référence à « La photographie comme réservoir de narration ». Nous aborderons certainement Paris Photo avec cette citation à l’esprit.

La surprise du jour a été de trouver sur l’un des cartels d’une photographie attrayante et touchante, une référence à Georgia O’Keeffe, la peintre américaine dont nous reparlerons. Margrethe Mather, alors agée de trente-six ans, photographie l’abdomen de Billy Justema, qui en a dix-sept, comme le fait Alfred Stieglitz à la même époque avec son amante Georgia O’Keeffe.

Une femme qui photographie un homme comme l’est auparavant une femme. Le début d’une petite révolution. Qui a peur des femmes photographes?

Deuxième partie de l’exposition 1918-1945
Musée d’Orsay 24 octobre 2015 – 14 janvier 2016

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